ECCO LE DAUPHIN - DREAMCAST

Immersion totale

par yhancik / 3 février 2001
 
Beauté, douceur, calme et poésie…

Ça pourrait donner un jeu où l'ambiance
et l'univers priment sur le gameplay,
et ça n'est pas le cas.

Une preuve supplémentaire du grand savoir-faire de Sega.

Je l'ai déjà dit, je suis pas un spécialiste du jeu vidéo.
Les Ecco précédents, je les connaissais vaguement, sans vraiment y avoir joué.
Cet Ecco le Dauphin sur Dreamcast fut donc ma première expérience eccotienne.

J'aime ce jeu !

Rien que pour l'univers, même s'il n'y avait rien à faire, et bien…
je passerais mon temps à ne rien faire, sinon me balader.

La réalisation est impeccable, et au vu des graphismes,
on se dit que la Dreamcast n'a définitivement pas mérité son destin.

Bon, naturellement, la machine bénéficie du fait que
la distance de vision est moins longue dans l'eau.
C'est vrai.
 

Mais ce qui est affiché, mon dieu…. C'est beau !
 

Le plus insignifiant habitant de ces univers sous-marin est construit avec soin.

Chaque morceau de roche, de bâtiment ou de plante est finement texturisé.

Les mouvements sont à l'image du monde, criant de vérité.

Et je ne vous parle pas des jeux de lumière…
 

Mais non seulement c'est beau techniquement,
mais -et c'est plus rare- aussi esthétiquement.
Et ça va un peu plus loin que l'imagerie "poissons d'aquariums" et "Flipper le Dauphin".

L'architecture des bâtiments est par exemple très soignée, et n'est pas sans rappeler par moments l'Art Nouveau.
 

Pour encore mieux s'immerger (ha ha) dans le monde,
le jeu offre un univers sonore convaincant et une musique calme et discrète
(on pourrait aussi y jouer en écoutant le triptyque "Trepanning", "Parfum" et "SelenographicOceans" de l'album Simply Faboo des Gentle People).
 
 

Pour le reste…

On peut interagir avec le monde et avec les autres êtres vivants.
Vous pourrez ainsi appeler un banc de poisson pour les inviter à vous suivre,
ou communiquer avec vos amis dauphins.
 

Vous devrez régulièrement retourner à la surface pour reprendre de l'air
(car le dauphin, comme tout le monde le sait, est un mammifère).

Cela vous donnera l'occasion d'admirer les décors extérieurs,
qui sont tout aussi soignés que ceux "d'en dessous".

Rien ne vous empêche, si l'envie vous prenait, de faire quelques 'acrobaties' à la Flipper, ou de sauter sur la plage pour vous rouler dans le sable chaud.
 
 

…euhhh… revenons au jeu.

Sinon, ça se déroule comme un jeu d'aventure :
recherche d'objets, activations d'éléments ('interrupteurs', …), épreuves d'habilité…
 

Pas de dégommage à la chaîne ou de grosse baston.

Ecco est finalement suffisamment équilibré pour plaire à la fois aux joueurs plus jeunes, aux plus vieux, aux garçons et aussi, pourquoi pas cette fois, aux filles.
Ce qui ne l'empêche pas d'être un très bon jeu (et pas une daube mass market).
 

La prise en main est assez rapide, voire agréable ;
on prend vite plaisir à nager dans tous les sens,
à poursuivre les poissons et exécuter quelques sauts maladroits à la surface.


 
 
 

 Voilà.

Donc, un jeu d'aventure assez atypique,
qui bénéficie d'une ambiance particulièrement bien soignée
et d'une réalisation minutieuse.

Une perle supplémentaire à ajouter au collier bien fourni de cette pauvre Dreamcast.

Quand Soul Calibur, Shenmue, Code Veronica, Ecco,
Jet Set Radio, MSR, Sonic, F355 et les autres
ne font pas le poids face à de bien maigres
Tekken, Ridge Racer ou SSX,
ainsi qu'à quelques chiffres biens vains et des promesses non tenues,
je me dis que quelque chose ne va pas dans ce monde.

Enfin…
 

yhancik - 3 février 2001


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